Prêtée par la marque pour plusieurs jours d’essai intense, la Dimentro DT-Pro s’est attaquée aux terrains de motocross vendéens. Entre homologation route, absence d’entretien moteur et vraies capacités tout-terrain, que vaut cette moto électrique sur la terre ? Bilan complet d’un pilote débutant en motocross.
Présentation statique : une vraie moto d’enduro sous tous les angles
Dès le premier coup d’œil, la Dimentro DT-Pro rassure. Loin des gabarits réduits de certains pit bikes électriques, elle impose une vraie carrure de machine tout-terrain. Du haut de mon 1m74, la hauteur de selle établie à 928 mm offre une position haute et naturelle. L’équipement de série confirme tout de suite ses prétentions sportives :
- Ergonomie : Des repose-pieds racing d’origine offrant un grip d’une efficacité redoutable.
- Train avant : Une fourche inversée de 48 mm spécifique au tout-terrain, séparant la compression d’un côté et la détente de l’autre, avec valves de mise à l’air sur chaque tube.
- Train arrière : Un amortisseur à bonbonne d’azote monté sur un ressort de 850 LBS, réglable en compression et détente.
- Châssis et transmission : Un entraxe de roue de 1 390 mm et une transmission secondaire par chaîne au pas de 420 en prise directe.
- Batterie & Refroidissement : Pack lithium 72V (proposé en 48Ah ou 60Ah) immergé dans un bain d’huile pour optimiser la régulation thermique en utilisation intensive.
- Freinage : Disque wave avant de 230 mm (type KTM) avec étrier double piston de 27 mm, et disque arrière de 203 mm. Le feeling au levier est excellent, même avec les plaquettes d’origine.
- Pneumatiques : Jantes solides équipées de pneus cross Kenda (80/100-21 à l’avant et 100/90-18 à l’arrière) prêts pour la piste.
- Assistances : Deux modes de régénération simulant du frein moteur et la possibilité de déconnecter la coupure moteur au levier de frein.
Premiers mètres : une prise en main intuitive
Issu du side-car cross (niveau national/international) et de la piste en vitesse, le motocross solo est une découverte totale pour moi. Mes repères se limitent aux notions fondamentales : ornières, bosses, freinages et réaccélérations sur la terre.
Dès le départ, la gestion de la poignée d’accélérateur surprend par sa progressivité. La puissance ne déboule pas de manière brutale, rendant le dosage très précis. Les 3 modes de conduite permettent d’adapter la réponse moteur et la vitesse maximale selon son niveau.
En dynamique, la rigueur de la fourche de 48 mm apporte une excellente rigidité sur les gros freinages. L’amortisseur arrière travaille très bien et conserve une motricité constante à la remise des gaz. Seul bémol : le compteur reste difficile à lire d’un simple coup d’œil en position debout, même si le pourcentage de batterie reste contrôlable en y accordant une seconde.
Notre premier test s’est déroulé sur un circuit privé à la terre très dure et béton. Malgré une matinée complète à tourner, la batterie tenait encore largement le choc.
Essai sur le circuit de motocross de Challans
Équipée de son phare, de ses clignotants et de son support de plaque d’immatriculation, la DT-Pro s’est ensuite alignée sur le circuit de Challans en Vendée. Une machine homologuée route a-t-elle sa place au milieu des trous et des ornières face à un débutant ?
- Mode 1 : Parfait pour découvrir le tracé en toute sécurité lors du premier tour.
- Mode 2 : La cadence augmente. L’absence de boîte de vitesses offre un avantage tactique majeur : là où les motos thermiques doivent rétrograder dans les trous avant un virage, l’électrique permet de freiner très tard et d’extraire la moto sur un simple filet de gaz.
- Mode 3 : La moto libère son allonge en ligne droite. L’accélération reste très gérable malgré le surplus de vitesse.
- Gestion de batterie : À 23 % d’autonomie restante, la moto bascule automatiquement en mode sécurité. La puissance est bridée pour préserver le pack lithium, offrant la réserve nécessaire pour rentrer au stand ou terminer une randonnée enduro.
Note mécanique : La moto a parfaitement encaissé le traitement. Seul point d’attention constaté lors des fortes contraintes au freinage : la chambre à air avant a tourné. Le montage d’un gripster de 1.60 sur la jante avant est indispensable pour un usage piste.
Autonomie, entretien et bilan
Après plusieurs sessions sur différents terrains vendéens, l’autonomie constatée en pilotage engagé varie entre 45 et 60 minutes de roulage effectif par batterie.
Côté entretien, la Dimentro DT-Pro simplifie radicalement la vie du pilote : en dehors de l’ajout du gripster avant et de quelques clics d’ajustement sur les suspensions, la moto ne demande aucune maintenance lourde. Fini les vidanges fréquentes, le nettoyage incessant des filtres à air et la mécanique moteur complexe.
C’est une excellente option pour les débutants souhaitant s’initier au tout-terrain sans contrainte, ou pour les pilotes à la recherche d’une machine plaisir clé en main. Pour en savoir plus sur la fiche technique ou réserver un essai, rendez-vous sur le site officiel Dimentro ou auprès de leur réseau de concessionnaires.
